L’HISTOIRE DU YOGA INTEGRAL :

UNE HISTOIRE DE FUSION ENTRE PLUSIEURS STYLES ET METHODES : 

Le mot «Yoga » est issu du sanscrit « yug » qui signifie « unir » ou « relier ». Il apparaît dans des textes fondateurs très anciens que sont :
– les Upanishad rédigés par des sages au 7ème siècle avant JC.
– les Yogas Sustras de Patanjali écrit entre 200 ans avant JC et 500 ans après JC.
Au cours de l’histoire, le yoga en tant que pratique psycho-corporelle a évolué et s’est structuré en plusieurs méthodes. Pourquoi est ce qu’il y a autant de méthodes de yoga (Hatha, Vinyasa, Power, Kundalini…) ? Tout simplement parce que pour chaque style, il y a eu un maître.
C’est Sri Aurobindo qui a théorisé celle du Yoga Intégral. Sa philosophie consistait à dire que le yoga devait inclure plusieurs aspects de l’être humain et qu’il devait aussi combiner plusieurs styles de pratiques.
Après Aurobindo, d’autres maîtres ont créés des chemins et des méthodes particulières comme par exemple Swammi Sivananda qui amène le yoga intégral en occident dans les années 70.
Une autre figure importante de cette tradition du Yoga intégral, est le maître initié Swammi Assuri Kapila. Ce dernier fusionne les enseignements de Swammi Sivananda, Aurobindo et Ramana Maharshi. En Amérique du sud, il rencontre la sagesse autochtone qu’il intègre à sa pratique et à sa pédagogie. En reprenant toutes les postures du Hatha Yoga Pradipika qu’il morcelle, il constitue un alphabet complet composé de nombreuses variantes (de cou, de visage, de pieds, de bras, de buste, de mains…).
Plus récemment, en France, c’est Morgane Le Goffe qui a formé une nouvelle génération de professeur de Yoga Intégral en fusionnant cet art ancestral avec les enseignements du Tao et du chamanisme. C’est de son école Culture Yoga que Ségolène Gessa (professeure de Yoga intégral au studio) est issue.

LES FONDEMENTS DU YOGA INTEGRAL :

UNE ARBORESCENCE RICHE ET COMPLETE : 

Le Yoga intégral est une pratique d’hygiène psyco-corporelle que l’on pourrait parfois même qualifier de psychomagique. Elle fusionne et fait la synthèse entre plusieurs méthodes de Yoga.
Les postures s’inspirent et portent le nom d’archétypes présents dans la nature. On trouvera par exemple la posture du chat, de l’ourson, de l’escargot, de l’arbre, du danseur …
Ainsi, c’est en jouant le jeu de rentrer en état d’unité avec toute chose que l’on contacte l’état de yoga. (= l’union)
L’arborescence du Yoga Intégral et riche et complète. On répertorie 108 postures auxquelles viennent s’ajouter des variantes (postures de visage, de colonne, de cou, d’épaules, de bras, de mains, de hanches, de jambes et de pieds.) En plus de ses nombreuses variantes cumulables à l’infinie, il existe 5 degrés de souplesse et de 5 positions (de bras et de jambes), pouvant s’appliquer à l’ensemble des 108 postures cités plus haut. Certains éléments du yoga thérapeutique tels que la latéralité et l’asymétrie sont aussi proposés et permettent de s’éveiller aux énergies plus subtils.
Il existe plusieurs séries basées sur 7 systèmes de contre-postures (musculaire, squelettique, organique, énergétique, circulatoire, spirituelle et contre-posture des chakras).
A cela s’ajoute une cinquantaine de salutations que l’on nomme « namaskar » et qui sont autant de voies possibles pour atteindre et contacter un archétype particulier.
Contrairement à la plupart des cours de yoga qui propose une répétition de la même série pendant plusieurs classes, dans le yoga intégral, on change de série à chaque fois. Aucune classe ne se ressemble. Cela est possible grâce au morcellement des parties du corps évoqué plus haut. Ainsi, quand il vient au cours, l’élève ne sait jamais à quoi s’attendre. Cela lui permet de rester éveillé.e, curieux/se et toujours motivé.e.

LES BIENFAITS DU YOGA INTEGRAL :

Dans une classe de yoga intégral, on part en quête de sens mais aussi de soi-même. Ainsi, la pratique permet de voyager au dedans de soi de manière très fine, subtile et extrêmement précise. Elle augmente la proprioception, aiguise l’intuition et active la créativité.
A la différence des autres formes de yoga, on ne cherche pas un objectif à l’extérieur de soi mais bien à l’intérieur. On ne prend pas comme référence une forme montrée par un tiers ou un professeur mais bien une sensation interne qui émane de l’élève lui-même. Il s’agit de faire appel à l’intelligence du corps.
La classe est généralement guidée à la voix ce qui permet au professeur d’être totalement avec son groupe et de prodiguer des corrections collectives et individuelles de qualité. L’élève peut ainsi lâcher-prise et s’abandonner totalement à sa pratique en ayant une sensation de grande sécurité.
Les flow et séries proposées sont toutes basées sur l’alternance entre une posture et son contraire. Cela a pour effet de rendre la pratique nourricière, bienfaisante et profondément respectueuse de l’équilibre du corps.
Certaines classes agissent comme des auto-soins et ont un effet bénéfiques jusqu’à plusieurs jours après la pratique.
En fonction des cours, on vient nourrir et stimuler le système musculaire, osseux, liquidien, hormonal, énergétique… etc
L’utilisation des variantes, degrés et postures permet de tracer de nouveaux chemins dans le corps et de diversifier les trajets de mouvements.
Il en découle aussi une harmonisation des énergies féminines et masculines dans le corps. En régulant le yin et le yang on vient aussi soutenir l’ensemble du système nerveux et neuro-endocrinien.

L’élève régulier pourra sentir que la pratique :
augmente : l’autonomie, la vitalité, l’ancrage, la sécurité intérieur, l’immunité, la libido, l’adaptabilité, le lâcher-prise, la confiance en soi, la foi en plus grand que soi, la stabilité émotionnelle, la joie, la créativité, l’inspiration, l’imagination, la clarté mentale, les idées, l’ouverture d’esprit, la souplesse, la force et l’équilibre (mental et physique), la canalisation, la connexion à son enfant intérieur, le sommeil, la patience, l’écoute, la sensation de paix, la gratitude, la capacité et l’envie de prendre soin de soi, la capacité à s’accepter tel que l’on est, etc
diminue : le stress, l’hyper-activité, la fatigue, la peur du changement et de l’avenir, la sensation d’insécurité, les doutes, la peur de l’échec, la dispersion, la confusion, la nervosité, la rigidité, la réactivité, la timidité, la colère, les problèmes liés au cycle féminin, les problèmes digestifs et intestinaux, le jugement, l’attachement, le manque de connexion à son corps, la difficulté à fixer ses limites, la sensation de vide, etc

A QUI S’ADRESSE LE YOGA INTEGRAL ? :

La classe s’adresse à toutes celles et ceux qui veulent augmenter leur connaissance et leur conscience d’eux-mêmes. Elle conviendra particulièrement aux êtres en quête d’un développement personnel, intime, artistique ou spirituel. Elles est idéale pour les personnes qui cherchent plus d’autonomie et qui veulent faire apparaître leur maître intérieur.

Dans les cours de Ségolène, on trouve :
– des danseurs professionnels ou amateurs et plus généralement, des artistes issus du monde du spectacle (comédiens, chanteurs, circassiens, etc) ou de l’image (illustrateurs, graphistes, photographes, réalisateurs, etc).
– des thérapeutes (ostéopathes, kiné, accompagnants, etc)
– des pédagogues (professeurs de yoga, enseignants spirituels, auteurs, etc)
– des freelances, entrepreneurs, indépendants, artisans.

La porte du cours est ouverte à tou.te.s puisque l’élève, qu’il soit débutant ou confirmé, vivra une expérience à la hauteur de son potentiel.

LES QUATRE PHASES DU COURS
Elles sont à l’image des cycles du vivant (phases de la lune, saisons, cycle menstruel…)

1- Phase d’échauffement ou d’enracinement (10 à 15 min)
Un temps pour ramener la conscience de l’élève à l’intérieur de son corps. Ici on cultive l’ancrage et on cherche à atteindre une belle qualité de présence en pénètrant l’espace de l’ici et du maintenant.

2- Phase rythmique et flow (25 à 30 min)
Pratique d’une série de posture (généralement entre 6 et 9) sous la forme d’un flow. L’accent est mis sur les transitions entre chaque asanas. On y travail la force, la souplesse et l’équilibre.

3- Phase de décroissance rythmique (10 min à 15 min).
Accompagnement du relâchement musculaire et décélération. Cette phase est importante pour assurer la qualité de la relaxation qui s’en suit.

4- Relaxation finale et Shavasana (5 à 10 min)
Un temps d’intégration immobile qui pourra parfois être utilisé comme un laboratoire d’exploration (yoga nidra, relaxation guidée, mantra, bain sonore…)